Adam, la source de nos malheurs.

 » L’homme n’est pas né pour travailler. La preuve, c’est que cela le fatigue. » Voltaire

Voltaire touche du doigt quelque chose de très sérieux.

Je ressens un malaise à chaque fois que je pense à la genèse de nos souffrances. Éve et son ami le serpent. Adam. Le fruit défendu. La colère divine. La punition: se nourrir à la sueur de son front.

Éve avait commis son odieuse forfaiture avec le serpent. Les choses auraient pu en rester là. Ce couple de malfrats aurait été condamné à quitter le jardin d’Eden.

Dieu aurait encore endormi Adam, et par le biais de sa cote, il lui aurait fabriqué Bintou, une nouvelle compagne, moins influençable. Le serpent ayant été neutralisé, il n’y aurait eu aucun autre problème.

On serait tous nés au sein du jardin d’Eden.

De la création à nos jours, l’existence humaine aurait été simple et uniforme. On visionnerait des films, les séries de Mintoumba, des spectacles humoristiques, des compétitions sportives… On mangerait tous bio. On savourerait la musique classique de Nyangono du Sud. On lirait. On dormirait.

Et le cycle recommencerait le jour d’après. Jusqu’à ce que Dieu se fatigue de nous voir dans ses appartements, et finisse par nous supprimer.

C’est avec amertume que je le constate à nouveau, les choses ne se sont pas passées ainsi.

Il a fallu que Adam cède aux caprices de Éve. Il aurait pu lui opposer un refus catégorique. Je suis même certain qu’il n’était pas enthousiaste à l’idée de goûter au fruit défendu. Il s’est simplement dit qu’il valait mieux contenter sa compagne, au lieu de l’énerver et de risquer une semaine de bavardage intempestif. Adam, quel être spirituellement faible !

Les hommes qu’il a condamnés par sa lâcheté, subissent les piallements quotidiens de leurs femmes. En meurent-ils ? Quelques-uns, certainement. Reconnaissons que des crises cardiaques émergent dans ce cadre.

Toutefois, de manière générale, ces hommes tiennent le coup face aux assauts sonores de leurs compagnes. Adam aurait pu accepter de souffrir aussi, pendant quelques jours.

Malheureusement pour la postérité, il s’est soumis et et a accepté d’accueillir l’interdit.

Notre sort était scellé.

Tout est parti d’une femme mal conseillée, et d’un homme qui n’a pas su dire « non ».

Bon repos à tous.

Rendez-vous lundi au travail.

La vie est trop brève pour être petite
Faisons d’elle une balade inédite.

© M²CD

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