Canalise-toi, Albert !

 » J’ai toujours tout aimé de toi, même ce que je ne comprenais pas et je vois bien qu’au fond, je ne te voudrais pas différent. » Albert Camus

Mais mon cher Albert, qu’est-ce que c’est que cette tromperie ?

En ce début de week-end, je m’adresse à tous les Albert et Albertine qui jouent avec les mots.

D’ailleurs, si la tendance perdure, une association verra bientôt le jour. Elle aura pour but de traîner en justice tous ceux qui exploitent la beauté de la langue à des fins malhonnêtes.

En ces temps difficiles où le prix des gâteaux de Zepol a augmenté, qu’il nous soit au moins permis d’être à l’abri des manipulations.

Mon cher Albert, comment peux-tu tout aimer de quelqu’un ? Même le Ndolè, plus pur que la voix de Whitney Houston, ne fait pas l’unanimité sous tous ses contours.

Albert , l’envie de te couvrir de ma complaisance a effleuré mon esprit. Cependant, lorsque j’ai souvenance du contexte dans lequel tu as dévoilé ces pensées corrompues par le vice, je tremble d’horreur.

Tu as quitté Odeline un vendredi matin. Tu as estimé qu’elle ne ferait pas une excellente épouse, au motif qu’elle ne maîtrisait pas la cuisson du Koki.

Et des mois plus tard, tu oses lui annoncer que tu as toujours tout aimé en elle ? Jusqu’à quand accepterons-nous de vivre ainsi ? Quelle est cette perfidie ?

Tu oses lui dire que tu ne la voudrais pas différente ? Et dans l’hypothèse où elle apprend à apprêter convenablement ce Koki, sera-t-elle toujours la même à tes yeux ? Sinon, quelle suite donneras-tu à l’affaire sans te contredire ?

Non, Albert. Non. Ne recommence plus. Tu vas tout de suite présenter des excuses en bonne et due forme à Odeline. Et tu vas essayer de la reconquérir autrement. Je ne tiens plus à entendre pareille manœuvre te concernant.

Comme dit à la genèse de mon cri de colère, ceci s’adresse également à tous ceux qui se promènent avec la mentalité de mon estimé Albert. Je mentionne  »estimé », parce qu’au-delà de ce grossier écart, il est un excellent ami.

Albertine, je sais que tu me lis. Tu avais jugé que le piéton Nestor ne méritait pas ta compagnie. Maintenant qu’il ne marche que sur le tapis rouge, cesse d’affirmer que tu n’étais pas encore prête, et que tu as toujours cru en lui.

De toutes les manières, l’association arrivera bientôt pour malmener les délinquants.

Agréable week-end à tous, sauf aux Albert et Albertine.

La vie est trop brève pour être petite
Faisons d’elle une balade inédite

M²CD

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