Où trouver/acheter des livres à Douala ?

Bonsoir à tous.

Je vous retrouve ce dimanche dans le cadre d’un billet commandé.

Deux points dandinent à l’ordre du jour : Nous abordons d’une part les espaces dédiés au livre à Douala, et d’autre part les astuces à adopter pour choisir ses livres. Comme vous vous en doutez, il s’agit essentiellement d’un partage d’expériences. Ne vous privez pas d’insérer en commentaire, des informations additives.

Librairies, bibliothèques et autres espaces de lectures à Douala

Des librairies

En ce qui concerne les librairies, il est permis d’acquérir des livres notamment à :

– La librairie Messapresse à Akwa, en face de Zepol
– La FNAC à Bali, dans l’enceinte de Kadji Square
– La Librairie Papeterie Camerounaise à Akwa, en face de City Sport
– La librairie Matila sur la Rue Tobie Kuoh, à Bonanjo

 

Lire a un coût rédhibitoire, me direz-vous. J’aurais bien pu aligner des paragraphes concernant nos dépenses en virées éthyliques et autres caprices capillaires, et nous aurions abouti à la conclusion selon laquelle le problème avec l’achat de livres, pour beaucoup, est moins lié à la pauvreté matérielle souvent avancée, qu’à la nature de nos priorités.

Toutefois, je tiens à ce que mon dimanche se termine paisiblement. Aucun paragraphe ne sera donc aligné en ce sens.

Ceux qui, pour des raisons diverses, ne peuvent recourir aux achats physique de livres, ont une alternative limitée.

En fonction des différentes législations nationales, les livres atterrissent dans le domaine public 50 à 100 ans après la disparition de leur auteur.

En clair, après ces décennies, l’on peut entrer en possession de ces œuvres précises sans avoir à en payer le prix réel. Quelques megas suffisent.

Ainsi, de multiples œuvres antérieures aux premières décennies du XXe siècle sont gracieusement offertes sur Internet. Google met à notre disposition une infinité de classiques en format numérique.

A contrario, par exemple, Mongo Beti n’ayant rendu l’âme qu’en 2001, vous comprenez aisément qu’il faudra encore patienter un bon moment en vue de se procurer ses pépites sans frais.

Les bibliothèques

Quant aux bibliothèques, l’Institut Français et Reading Classrooms peuvent combler votre besoin de lire à moindre coût.

L’Institut Français se situe au boulevard de la liberté à Akwa. En vous y abonnant – 7000 à 12 000 FCFA/an, vous avez l’opportunité de conserver un maximum de deux livres durant deux semaines.

Relativement à Reading Classrooms, la logique est la même en termes de possibilité de prêt. Les prix sont tout de même plus abordables – 5000 FCFA/an – Il s’agit d’une bibliothèque épisodique qui ne se constitue que deux samedis par mois, à Carrefour Market Bonamoussadi. Vous pouvez suivre cette organisation ici, pour être informés du calendrier de déploiement. N’hésitez pas à concrétiser des dons de livres pour la communauté. 😊

Espaces de lecture

Au sujet des purs espaces de lectures, je n’en connais qu’un : Afrosphères. Il est localisé à Deido, non loin de la pharmacie de la Rive. Sa particularité est qu’il est d’accès gratuit. Vous y retrouverez des ouvrages académiques, ainsi que des essais et romans d’ordre divers. Aucun système de prêt ni est opérationnel. Les livres ne sont consultables qu’au sein du local.

Maintenant que nous savons où se trouvent les livres, comment en choisir un plutôt qu’un autre ?

Astuces relatives au choix de ses livres

(spécialement lorsqu’on n’a pas l’habitude de lire.)

La matière primaire du livre, ce sont les mots.
J’épouse entièrement le propos de Oscar Wilde lorsqu’il affirme :

«  […] un livre est bien ou mal écrit, c’est tout.« 

A partir de cette donnée, pour attiser la flamme de la lecture  dans le cœur d’un être, il est capital de lui mettre sous les yeux des livres bien rédigés, indépendamment du genre.

J’ai récemment exploré l’Essai sur les femmes de Arthur Schopenhauer. A la réalité, j’ai rarement rencontré des propos aussi machistes et sexistes, et si cet ouvrage avait été indigeste, je ne l’aurais certainement pas terminé.

Toutefois, Schopenhauer est d’une telle finesse dans l’exposition de sa pensée, qu’il m’a été impossible de débrancher mon esprit, malgré la contrariété que soulèvent ses idées dans ce texte. Je suis convaincu de ce que pour conduire les gens à aimer les livres, il faut de prime abord leur proposer ce qu’elle a produit de meilleur.

Evidemment, je parle ici de la lecture grand public, en partant du principe selon lequel les juristes lisent généralement des ouvrages de droit pour des raisons strictement professionnelles, sans la nécessité d’une quelconque incitation. Idem pour les ingénieurs, les comptables, les psychologues, les médecins…. dans leurs domaines respectifs.

Il existe une innombrable quantité de livres disponibles depuis la naissance de l’écriture, et le choix n’est pas toujours aisé, compte tenu du temps limité dont nous disposons pour lire. Il serait donc fâcheux de dépenser ce temps déjà insuffisant, en parcourant des livres qui au final, nous ennuieront.

 

Pour définir mes lectures, j’ai adopté deux procédés :

1- Tenir compte des critiques  de lecteurs, sur des sites traitant de lecture.

Des plateformes telles Booknode, Babelio ou Amazon permettent aux lecteurs de mentionner leur appréciation sur le contenu d’ouvrages. Toutefois,  l’inconvénient avec ce procédé, c’est qu’ils ne respirent pas toujours la fiabilité, car l’identité de ceux qui rédigent ces commentaires n’est pas à l’abri de toute manipulation.

Il s’agit, dans certains cas, de personnes de l’entourage de l’auteur, qui apposent des critiques favorables et imméritées, afin de pousser à l’achat.

2- Intégrer de sérieux clubs de lecture

L’avantage de cette voie, c’est de pouvoir recueillir, de la part, d’amateurs de lectures, des avis éclairés autour d’un livre. Ainsi, avant d’entamer une lecture, vous disposez d’une garantie relative au sujet de son contenu.

Bien entendu, les œuvres de l’esprit brillent par leur complexité. Un ouvrage peut satisfaire un grand nombre de personnes, mais manquer désespérément de profondeur pour vous.

J’avais découvert L’Attrape-cœurs de J.D. Salinger, un classique américain, en des termes très élogieux. Cependant, au terme de ma lecture, je n’ai pas réussi à partager l’euphorie qui m’avait été communiquée. Par contre, les incitations à lire Les Oubliés du dimanche de Valérie Perrin m’ont paru bien trop timides par rapport à la pleine satisfaction que j’ai ressentie en parcourant ce récit.

En outre, les centres d’intérêts ne sont pas les mêmes pour tous. D’aucuns sont plus attirés par les polars, la science-fiction, la littérature rose, la poésie, les dystopies, le développement personnel, les essais philosophiques, les romans historiques…

Au sein des clubs de lecture, l’on peut solliciter des conseils de la part d’initiés, et bénéficier d’orientations qui cadrent précisément avec nos préférences littéraires.

Les clubs de lecture ne sont pas sans faille, mais ils sont copieusement préférables à des lectures faites « à l’aveuglette », car ils ont le mérite de fournir des retours authentiques.

J’espère que ce billet vous a été utile.

Prenez soin de vous et de vos proches, en respectant les consignes d’hygiène véhiculées par les autorités compétentes. Si possible, tout en lecture. 📖

La vie est trop brève pour être petite
Faisons d’elle une balade inédite

© M²CD

4 commentaires sur “Où trouver/acheter des livres à Douala ?”

  1. Joli billet, en cette période de confinement.
    Concernant Schopenhauer, je crois bien qu’il avait aussi des doutes sur la réelle existence du sentiment amoureux(sauf erreur de ma part). Un individu spécial🙃!

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